LAMOP

Historique du LAMOP
(documents extraits du Projet scientifique de mai 1997)

Cette page contient l'historique des différentes composantes qui se sont regroupées autour du LAMOP

Culture, Politique et Société en Europe au 
Moyen Âge UMR 9963
Équipe d'histoire des mines et de la 
métallurgie (Paris I)
Genèse médiévale de l'anthroponymie moderne
Centre d'étude et de recherche sur le monde méditerranéen au Moyen Âge
Histoire et structure des orthographes et systèmes d'écriture
L'Institut des traditions textuelles


Laboratoire de Médiévistique Occidentale de Paris 
UMR8589 (CNRS/Paris 1)
Cette formation fait suite, pour le contrat quadriennal 1998-2001, à l'UMR 9963

Culture, Politique et Société en Europe au Moyen Âge  9963 (CNRS/Paris I)
Equipe de Recherche sur l'Humanisme Français des XIVe et XVe - Traitement automatique des sources du Moyen Âge - Centre de Recherche d'Histoire de l'Occident Médiéval (Paris I) -Nouveau Glossaire Nautique de Jal Lexique du Latin Philosophique Médiéval (Paris I)

Cette formation a été créée en 1994 à l'initiative d'Ezio Ornato, directeur de l'UPR 52, et de Jean-Philippe Genet, directeur de L'UA 1004. et aura donc duré quatre ans, 1994, 1995, 1996, 1997. Les deux équipes travaillaient ensemble depuis longtemps sur de nombreux problèmes, et se rencontraient plus particulièrement sur le terrain de l'histoire culturelle et politique de la France du XIVe et du XVe siècle. Sur le plan méthodologique aussi, les deux formations avaient beaucoup en commun, notamment un très vif intérêt pour les applications de l'informatique et pour l'histoire du livre. En outre, leurs structures étaient largement complémentaires : l'UA 1004, bien qu'au fil des ans elle ait accueilli de nombreux universitaires détachés au CNRS pour deux ou trois ans ne comptait dans ses rangs que deux chercheurs du CNRS, et aucun ingénieur; l'UPR 52, relativement riche au contraire en personnel CNRS manquait au contraire de débouchés vers la formation universitaire; paradoxalement, son action était dans ce domaine beaucoup plus forte au Canada et en Italie, par suite d'accords de coopération avec les Universités de Cassino et de Montréal : cette situation, à terme, risquait de mettre en danger le renouvellement du personnel de l'équipe. Le mariage paraissait donc une excellente solution à l'une et à l'autre équipe. On trouvera plus loin un compte-rendu détaillé des activités de cette équipe, et, ici même, un rappel historique des différentes composantes de cette UMR, qui, pour servir de colonne dorsale au présent regroupement, n'en est pas moins la résultante de la fusion de plusieurs équipes.
1. ER 52 puis UPR 52 (CNRS)
Elle a été créée en 1968, sous le nom d'Equipe de Recherche sur l'Humanisme Français des XIVe et XVe siècles (ERHF). Cette reconnaissance officielle constituait en fait l'aboutissement d'un processus engagé bien plus tôt, lorsque Gilbert Ouy avait rassemblé autour de lui, en les initiant à l'étude et à l'observation minutieuse des manuscrits, un petit groupe de chercheurs qu'un grand historien de la littérature française " Franco Simone " avait auparavant formé à l'Université de Turin.
Cette activité s'est articulée autour de trois axes principaux :

1. l'étude des auteurs et de leurs oeuvres (enquêtes monographiques, découverte , édition et analyse des textes)
2.des recherches s'appuyant sur les manuscrits, visant à identifier les volumes produits dans le cercle des principaux acteurs de la vie intellectuelle et à reconstituer, dans la mesure du possible leurs bibliothèques. L'élément moteur de cette démarche était l'exploration assidue des fonds médiévaux des grandes bibliothèques européennes ;
3. la prospection systématique des milieux, facilitée par la constitution progressive de fichiers biographiques rassemblant tous les renseignements connus sur tous les personnages ayant pu jouer un rôle intellectuel, fût-il tout à fait secondaire, au cours de la période considérée.
Pendant une quinzaine d'années, l'essor du mouvement humaniste en France à partir de la dernière décennie du XIVe siècle et jusqu'à la fin du règne de Charles VI a constitué l'objet presque exclusif des recherches des membres de l'équipe. Ces recherches, si l'on excepte le cas de Jean Gerson, portaient sur des personnages inconnus en dehors d'un cercle étroit de spécialistes et qui ne semblaient pas avoir laissé une trace profonde dans la littérature de l'époque (ou, pour mieux dire, dans les manuels d'histoire littéraire). Il s'agissait de lettrés qui pratiquaient surtout la langue latine " pas toujours avec bonheur, d'ailleurs " et dont le rayonnement dépassait rarement leur entourage immédiat : ainsi, Nicolas de Clamanges n'a procédé que très tardivement à l'« édition » de ses propres oeuvres, et la correspondance de Jean de Montreuil " source de première importance pour l'essor des nouveaux ferments culturels " n'est jamais sortie des 
« tiroirs » de l'auteur.
Les résultats de ces enquêtes systématiques sont loin d'avoir été négligeables. Outre la découverte d'un certain nombre de textes inconnus " notamment de Gerson (G. Ouy) " on se bornera à citer l'édition critique et l'analyse de la correspondance de Montreuil (E. Ornato, G. Ouy, N. Pons, en quatre volumes) ; les recherches sur des personnages tels que Gontier Col et Laurent de Premierfait (C. Bozzolo) ; les travaux monographiques sur Jacques Legrand et l'édition critique de son Archilogesophie (E. Beltran) ; l'étude des rapports entre les cercles lettrés parisiens et ceux d'Avignon (E. Ornato) ; la reconstitution du rôle des humanistes français dans la redécouverte des textes classiques (E. Ornato) ; la mise en lumière de l'interrelation entre culture, politique et société dans un milieu tel que la Cour amoureuse dite de Charles VI (C. Bozzolo, en collaboration avec H. Loyau).
Aucune de ces recherches n'aurait pu aboutir si elle avait dû s'appuyer uniquement sur les textes. Pendant toute cette période " et aujourd'hui encore " l'apport de l'« objet-livre » et de ce que l'on pourrait appeler le « support biographique «  a été fondamental. Dans les deux cas, il faut rendre hommage à la clairvoyance de Gilbert Ouy. Le « fichier biographique » " qu'il avait commencé à constituer bien avant la création de l'UPR 52 " est l'un des premiers exemples d'application des… méthodes policières à l'histoire intellectuelle du Moyen Âge : le recoupement de plusieurs renseignements, grâce à l'interconnexion d'un grand nombre de dépouillements provenant de sources disparates, permet de retrouver les traces de personnages « obscurs», simplement mentionnés dans un texte, dans un procès ou dans un ex-libris. A ces potentialités heuristiques, qui continuent à rendre de manière ponctuelle les plus grands services aux chercheurs, l'on doit ajouter l'utilité d'une consultation systématique du fichier en vue de la reconstitution d'un milieu, qu'il s'agisse des chancelleries parisiennes, de la Cour amoureuse, ou des chapitres cathédraux.
Mais c'est dans le domaine du manuscrit que se trouve l'essentiel d'une démarche novatrice dont les racines se trouvent en Italie, auprès de ce grand spécialiste de Pétrarque qu'a été Giuseppe Billanovich. Nous savons tous, aujourd'hui, que l'étude des textes perd beaucoup de son intérêt si on ne fait pas parler les manuscrits ; et « parler » signifie faire resurgir l'homme qui les a écrits, commandés à un artisan, ou simplement possédés, parmi quelques dizaine d'autres, dans sa bibliothèque. Si les manuscrits demeurent muets, il sera bien souvent impossible d'établir un texte critique correct, voire de reconnaître le rôle joué par tel ou tel lettré dans la diffusion d'un texte et, par là, d'une nouvelle culture. Les manuscrits de l'oeuvre de Jean de Montreuil " pour la plupart autographes " la reconnaissance de la main de Nicolas de Clamanges non seulement, dans certains volumes de sa correspondance, mais aussi " et surtout " dans plusieurs manuscrits de Cicéron d'importance fondamentale dans l'histoire de la tradition, ou encore la reconstitution du scriptorium de Christine de Pizan, constituent autant de témoins de la fécondité de cette approche. Tout cela apparaît presque banal aujourd'hui, et l'on imagine mal le scepticisme, voire l'hostilité, qu'a pu susciter dans certains milieux érudits l'idée selon laquelle les auteurs médiévaux étaient bien souvent les copistes de leurs propres oeuvres ou des auteurs qui leur tenaient à coeur.
La connaissance presque exhaustive des sources textuelles et des manuscrits écrits ou possédés par les humanistes a permis de dresser un portrait autant que possible fidèle (on pourrait dire « définitif » si l'expérience ne nous avait pas appris à bannir ce mot du vocabulaire des disciplines historiques) de cette période charnière de l'histoire intellectuelle en France, et d'évaluer ainsi la nature, l'importance et les limites du mouvement humaniste français par rapport à son homologue italien, en dehors des deux interprétations antagonistes qui caractérisaient l'historiographie précédente : celle de la rupture " l'humanisme français, après des débuts prometteurs, a fait naufrage jusqu'à la fin du XVe siècle " et celle de la continuité, d'après laquelle le silence des « belles lettres » entre l'époque de Charles VII et celle de Louis XII serait dû essentiellement à une exploration insuffisante des sources primaires.
La réponse apportée par quinze ans de recherches se situe au milieu entre ces positions extrêmes : il y a bien eu une crise " et une crise profonde " de l'humanisme en France, mais il s'agit moins d'une crise de l'humanisme que de la France elle-même, confrontée, avec les discordes civiles et la guerre de Cent ans, à l'une des périodes les plus sombres de son histoire. Entre la fin du règne de Charles VI et le règne de Louis XI, il n'y a pas le vide, bien au contraire ; mais l'humanisme français a provisoirement perdu son autonomie face à son homologue transalpin : Gasparino Barzizza et Lorenzo Valla sont désormais les modèles à suivre, et l'envergure indéniable de personnages tels que Guillaume Fichet, Jean Jouffroy, Guillaume Tardif ou Robert Gaguin, tous largement tributaires de l'Italie, ne contredit en rien ce jugement.
L'histoire de la CEMAT (Culture écrite du Moyen Âge tardif) " intitulé plus général qui remplace à partir de 1985 celui qui faisait référence à l'humanisme français " n'exige pas de longs développements : elle est plus récente, et du moment qu'elle se prolonge non seulement dans le présent, mais également dans l'avenir, elle devient en partie lisible dans ce rapport.
Le changement d'intitulé " qui a coïncidé avec le changement du responsable (Ezio Ornato remplace en 1985 Gilbert Ouy, atteint par la « règle des 12 ans ») " n'est pas le symptôme d'une rupture, mais simplement le reflet d'une évolution, acceptée, voire souhaitée, par tous ses membres. Il était naturel, en effet, que les résultats importants déjà obtenus sur la première période de l'humanisme incitent les chercheurs à s'aventurer dans des pistes nouvelles et à revêtir, en quelque sorte, des habits moins étriqués : ainsi, alors même que se poursuivaient les recherches sur Gerson, Laurent de Premierfait ou la redécouverte des classiques, il pouvait paraître passionnant " pour ne citer que quelques exemples " de déplacer sa curiosité sur la continuité du mouvement humaniste au cours du XVe siècle (E. Beltran), d'aborder la problématique du bilinguisme, de l'orthographe et de la ponctuation (G. Ouy), de même que, à partir des traités politiques de Jean de Montreuil, il était presque inévitable que l'intérêt se porte sur la « littérature de propagande«  anti-anglaise, et de là sur la naissance du sentiment national (N. Pons).
Là où l'on assiste indéniablement à un changement radical " qui toutefois n'a rien d'un reniement " c'est dans l'émergence de l'histoire du livre à côté de l'histoire des livres (C. Bozzolo et E. Ornato). Mais il s'agit d'une histoire du livre d'un type nouveau : sans abandonner le terrain d'élection de l'approche codicologique " où l'on examine minutieusement un ou quelques livres pour les situer dans le temps, dans l'espace ou dans l'orbite d'un personnage connu " on élabore peu à peu des procédures d'observation qui prennent en considération des populations d'objets sur lesquels on mesure ou l'on décompte des variables; et ces variables sont ensuite traitées par des méthodes statistiques en faisant appel à l'outil informatique. Cette nouvelle approche, de type sociologique, permet de « relire l'objet-livre » et ses mutations en tant que reflet des besoins du monde culturel et, plus largement, de divers aspects de la société.
L'élargissement de l'horizon scientifique et la mise en ouvre de ces nouvelles méthodologies ont entraîné, parmi d'autres conséquences heureuses, un mouvement d'ouverture vers l'extérieur qui s'est concrétisé, sur le plan institutionnel, par des accords de coopération scientifique : avec l'Université de Montréal, autour du groupe animé par Serge Lusignan ; avec l'Université de Turin qui avait été, en quelque sorte, l'un des berceaux de l'équipe ; avec l'Université de Cassino, grâce à l'activité intelligente et opiniâtre, sur le plan tant scientifique que pédagogique, de Marco Palma ; avec l'Istituto di patologia del libro de Rome, dont le directeur Carlo Federici a compris depuis longtemps que la conservation des livres anciens est indissociable de leur connaissance. Parallèlement, la communauté d'intérêts, de sources et de méthodes qui liait depuis longtemps les membres de l'équipe aux collègues de L'URA 1004 ne pouvait que développer un interaction très féconde avec le monde universitaire. Cette interaction était déjà très sensible en 1990, au moment où la CEMAT mettait en chantier son colloque Pratiques de la culture écrite en France au XVe siècle : la presque totalité des membres de l'URA y ont présenté une communication. Ainsi, la fusion entre les deux formation était préannoncée dans les faits avant même qu'elle devienne une réalité administrative.
2. ERA 713 - URA puis UA 1004 (CNRS/Paris I)
L'ERA 713, Traitement automatique des sources du Moyen Âge a été créée en 1977, à l'initiative de la commission 39 du CNRS elle-même, qui désirait voir ainsi se pérenniser un programme de recherche financé sous forme d'aide individuelle pour permettre le développement des travaux informatiques de lexicologie et de prosopographie menés à Paris I par Jean-Philippe Genet, Claude Gauvard et par Françoise Autrand et d'une façon générale par les élèves de Bernard Guenée (à l'époque, les crédits CNRS étaient indispensables pour accéder au Centre de Calcul du CIRCE à Orsay). La direction de la nouvelle formation ainsi créée était confiée à Bernard Guenée, qui l'assura jusqu'en 1989. En 1990, un nouveau contrat d'association a été conclu avec l'Université Paris I : devenue L'UA 1004, l'équipe prenait une nouvelle dénomination, Informatique et Politique (Textes, Prosopographie), Xe-XVIe siècles, et sa direction était assurée par Jean-Philippe Genet jusqu'en 1994.
Sur le plan institutionnel, deux points importants sont à signaler dans l'histoire de la formation. Tout d'abord, la participation active de l'ERA à deux ATP qui lui ont permis d'accroître considérablement ses moyens d'action et sa visibilité : en 1981, l'ATP Informatique et Sciences Humaines (avec un programme en commun avec Lucie Fossier et Caroline Bourlet de l'IRHT et Jean-Philippe Genet, Hélène Millet et Xavier Debanne de l'Université Paris I) qui a permis le passage à la micro-informatique avec l'achat d'un APPLE (48 K. de mémoire !); et l'ERA dans son ensemble aux activités de L'ATP Genèse de l'Etat Moderne (1984-1986), coordonné par Jean-Philippe Genet, et dont trois équipes étaient dirigées par des membres de l'ERA, Hélène Millet (équipe 1, Les chanoines au service de l'Etat), Colette Beaune (équipe 2, en collaboration avec André Vauchez, Les phénomènes prophétiques et leurs expressions écrites en France et dans les pays méditerranéens) et Alain Demurger (équipe 29, Mise à jour de la Gallia Regia de G. Dupont-Ferrier). Françoise Autrand, Jean-Patrice Boudet, Alain Boureau, Neithard Bulst, Claude Gauvard, Bernard Guenée, Elisabeth Mornet, Jacques Verger ont tous, à des degrés divers, pris part à L'ATP. Par la suite, Hélène Millet, Neithard Bulst et Jacques Verger ont pris part à l'activité additionnelle Origins of the Modern State (présidée par Wim Blockmans et coordonnée par Jean-Philippe Genet de 1989 à 1992) de la Fondation Européenne de la Science (1989-1993) dont les travaux sont encore en cours de publication.
Deuxième point, les rapports étroits qui se sont noués avec d'autres laboratoires : L'UPR 52 (nous y reviendrons en parlant de l'UMR 9963), l'IRHT, d'abord avec Lucie Fossier et Caroline Bourlet, et plus tard avec la section de codicologie et de paléographie latine (Anne-Marie Genevois, Veronika von Buren, Denis Muzerelle) ; mais plus encore, l'ERA 1057 (URA 1011) du CNRS dirigée par Jean-Claude Maire-Vigueur, à laquelle participaient Jean-Philippe Genet et surtout Hélène Millet et Jacques Verger. C'est ainsi qu'Hélène Millet a été amenée à prendre l'initiative de créer le GDR 993, Fasti Ecclesiae Gallicanae, dans lequel se retrouvaient les URA 1004 et 1011 et l'ER 52 déjà citées, l'IRHT, ainsi que les URA 6 (Laboratoire d'archéologie médiévale méditerranéenne) et 955 (Centre d'histoire juridique). L'idée était en tous cas féconde, comme en témoignent les publications issues de ce GDR.
Bien qu'elle ait été créée spécifiquement sur un programme spécifique d'application de l'informatique aux sources médiévales, l'équipe jouissait d'un renom considérable dans les deux domaines de l'histoire politique de la fin du Moyen Âge et de l'histoire des élites : mais il était essentiellement dû aux remarquables travaux de Bernard Guenée puis de Françoise Autrand. Les deux développements institutionnels (ATP et GDR) ont incontestablement démontré que l'équipe toute entière était désormais capable de frayer des voies nouvelles. Mais cette évolution ne s'est pas faite au détriment des missions initiales de l'équipe, et c'est sur ce point que nous terminerons ce bref rappel historique.
Les orientations informatiques de l'équipe initiale ont été exposées pour la première fois au colloque Histoire Médiévale et Informatique tenu à l'Ecole Française de Rome en 1975. A l'issue de ce colloque, nous décidions avec Lucie Fossier de lancer le Médiéviste et l'Ordinateur, longtemps co-publication de l'IRHT et de l'ERA 713 / URA 1004, un bulletin qui poursuit aujourd'hui son existence, notamment grâce au dévouement de Caroline Bourlet et d'Hélène Millet. La participation de l'équipe à la création d'Histoire & Mesure en 1986 s'inscrit dans la perspective voisine du développement des méthodes quantitatives appliquées à l'histoire, lequel ne saurait évidemment se faire sans l'outil informatique. Dans la même optique, nous avons d'une part développé à Paris I un enseignement " le premier de son espèce en France " voué à l'enseignement de l'informatique pour les historiens, et joué un rôle important dans la création de l'International Association for History and Computing à Londres en 1987 (Jean-Philippe Genet en a été le premier président, Hélène Millet a participé au premier colloque à Westfield College, Neithard Bulst au second), puis dans celui de l'Association Française pour l'Histoire et l'Informatique. Notre activité dans le domaine de l'informatique en général s'est manifestée dans l'organisation de colloques (Standardisation et échange de bases de données historiques en 1987, participation à l'organisation des colloques de l'International Association for History and Computing à Cologne en 1988, Bordeaux en 1989, Montpellier en 1990 et Bologne en 1992) et dans plusieurs travaux d'expertise (commission Stamon au Ministère des Universités, groupe d'experts de la Fondation Européenne de la Science). Ce sont d'ailleurs ces travaux informatiques qui ont amené la Direction Scientifique des Sciences de l'Homme et de la Société du CNRS à juger que l'équipe du nouveau glossaire nautique de Jal, confrontée à de gros problèmes d'informatisation de son travail, devait nous rejoindre (cf. infra).
Plus précisément, l'équipe s'est fait une spécialité de l'application de l'informatique à deux méthodes qu'elle a particulièrement développées : en premier lieu la prosopographie, à laquelle nous avons consacré plusieurs colloques, depuis celui organisé avec Neithard Bulst en 1982 à Bielefeld (Medieval Lives and the Historian)en passant par Informatique et Prosopographie organisé à Paris par Hélène Millet en 1984, par une tentative malheureusement avortée en 1986 d'ATP interdisciplinaire « Prosopographie » qui a cependant donné lieu à la publication d'un volume spécial des Mélanges de l'Ecole Française de Rome (et par celui organisé dans le contexte de l'activité Origins of the Modern State, sur L'Etat moderne et les élites à Paris I en 1991). Quant à la lexicologie statistique, il faut à côté de plusieurs articles et d'un numéro spécial de Mémoire vive en grande partie consacré aux travaux des étudiants de Paris I dans ce domaine, surtout mentionner la thèse de Claude Gauvard, De grâce espéciale, parue en 1992, qui représente un travail de longue haleine.
Cependant, avec le temps, nos grands axes de recherche se sont enrichis et diversifiés. Le rapport sur la période 1989-1992 de L'URA 1004 voyait apparaître une série de thèmes de recherches ui devaient servir de pierres d'angles à notre apport à l'UMR 9963 : prosopographie des élites, savoirs et discours (où l'historiographie occupait une place croissante), les universités, et comportements médiévaux, un thème que l'on retrouvera comme le thème 6 de la formation dont nous proposons aujourd'hui la contractualisation. Deux programmes annexes étaient affectés l'un à la culture seigneuriale anglo-normande, l'autre à l'arrivée parmi nous de l'équipe du Jal. C'est ainsi structurée que l'UA devait rejoindre l'UPR 52 pour former l'UMR 9963.
3. Centre de Recherche d'Histoire de l'Occident Médiéval (Paris I) 
Le Centre a traditionnellement regroupé l'ensemble des enseignants-chercheurs de Paris I, sans mener pour autant de véritable opération de recherche : les recherches du Centre étaient l'addition des recherches individuelles de ses membres. Le Centre, dirigé par Robert Fossier, avait néanmoins une fonction collective capitale : c'est par ses ressources qu'étaient financées d'une part la Bibliothèque Halphen, bibliothèque commune à Paris I et à Paris IV, et la salle de paléographie de Paris I, qui rassemble non seulement une grande quantité de fac-similés mais encore des instruments de travail indispensable (Du Cange etc...). La réorganisation des attributions de crédit par le Ministère de l'Education Nationale a abouti en 1991 à la disparition de fait du Centre, et c'est au financement MEN. de L'URA 1004 qu'il a fallu faire appel pour faire fonctionner la Bibliothèque Halphen. La situation ainsi créée s'est avérée intenable : d'une part, L'URA a été privée de l'essentiel de ses crédits de fonctionnement universitaires, ce qui a créé un déséquilibre fâcheux entre les participations du CNRS et de l'Université; et d'autre part, il n'y avait plus moyen de financer les recherches menées par les enseignants-chercheurs de Paris I qui n'étaient pas membres de L'URA 1004 ou plus tard de l'UMR 9963 (ainsi Michel Parisse et ses travaux sur le latin médiéval). Michel Parisse et Monique Bourin se sont cependant attachés à maintenir en vie cette structure jusqu'ici, mais l'entrée du Centre dans la nouvelle formation permettra de mettre fin à une certaine incohérence.
4. Nouveau Glossaire Nautique de Jal (CNRS/Paris I/Musée de la Marine) 
Il s'agit de la refonte du Glossaire nautique d'Augustin Jal, publié en 1848 et recouvrant, de manière philologique et historique, tous les termes de marine à voile, de navigation et de pêche. Cette entreprise, lancée par M. Mollat du Jourdin (†), a été décidée au Congrès international des sciences historiques à Rome, en 1955, et se fait sous l'égide de l'Union académique internationale. En 1962, a été créée au CNRS la recherche coopérative sur programme (RCP 169), qui a organisé les colloques internationaux d'histoire maritime, M. Mollat étant le président de la Commission internationale d'histoire maritime, et commencé l'élaboration du Nouveau Glossaire nautique, avec le séminaire de M. Mollat à la IVe section de l'École pratique des hautes études. En 1974, la RCP a été transformée en Laboratoire d'histoire maritime associé à l'université Paris IV (LA 211). En 1993, le laboratoire d'histoire maritime a été mis en restructuration et l'équipe de lexicographie rattachée à l'unité de recherche associée Informatique et Politique (Textes, Prosopographie), Xe-XVIe siècles (U.A. 1004).
5. Lexique du Latin Philosophique Médiéval (Paris I)
Le Lexique du Latin Philosophique Médiéval a été créé en 1946 à l'initiative de Raymond Bayer puis il a été intégré par Maurice Patronier de Gandillac et Marie-Thérèse d'Alverny au Centre de Recherche et de Confrontation sur la Pensée Médiévale et ses Expressions, une équipe bientôt associée au CNRS. C'est alors Pierre Michaud-Quantin qui a alors pris la direction du Lexique proprement dit. C'est ensuite Pierre Thillet qui, à partir de 1970, en a pris la responsabilité mais il a fallu se résoudre à interrompre l'association au moment où il est parti à la retraite, en 1990. De 1990 à 1993, le Lexique a été géré sous le régime des ID
(« interventions directes »), avant que Jean-Maurice LeGal ne soit détaché par le CNRS et mis, jusqu'en 1996, à la disposition de l'Université Paris I (UFR de Philosophie), pour continuer à faire vivre le Lexique. Il continue maintenant à le faire dans le cadre de l'UMR 9963.
Equipe d'histoire des mines et de la métallurgie (Paris I)
L'histoire de l'équipe d'histoire des techniques de l'Université de Paris remonte à 1978, date de la création du GDR « Territoires et sociétés des mondes romains et post-romain » dont elle fut une équipe constitutive. Ses membres s'associèrent alors avec Odette Chapelot et Philippe Braunstein, tous deux maîtres-assistants à l'EHESS pour créer L'équipe d'histoire des mines, des carrières et de la métallurgie. Cette association fut marquée par trois colloques Mines, carrières et métallurgie dans la France médiévale, Pierre et métal dans le bâtiment au Moyen Âge, De la mine à la forge. Histoire de la métallurgie avant le procédé indirect à Madagascar, en Afrique et en Europe. Ces trois colloques définissaient certaines des orientations qui sont restées celles de l'Equipe après la séparation d'avec l'EHESS (1983).
Un thème essentiel porta sur la métallurgie du fer en France. Il a donné naissance à un programme archéologique en Bourgogne maintenant terminé et à deux thèse. Ces recherches continuent en particulier par des interventions sur les sites sidérurgiques anciens découverts lors de grands travaux d'aménagement. L'utilisation du fer dans l'outillage, l'armement et la construction permettent d'étudier à la fois la mise en formes et l'utilisation des objets et la natures du  étal qui les composent. Tous ces travaux sont menés en collaboration étroite, pour tout ce qui touche aux recherches de laboratoire, avec l'UPR A0 423 Paléométallurgie et cultures.
Depuis 1981 les recherches se poursuivent sur les sites de métaux non ferreux à la fois dans le domaine minier et celui de la métallurgie grâce à des études très poussées, en particulier sur le site de Pampailly qui associent une approche par les textes, le terrain et le laboratoire. Les travaux lancés depuis trois ans à Melle ont donné un nouvel élan à cette entreprise.
Plusieurs chercheurs africains ont été formés à la paléométallurgie du fer dans notre formation. Deux thèses sont issues d'une collaboration à trois partenaires, Centre de Recherches Africaines, UPR A0423 et nous mêmes. Suite à cette collaboration, Paul Benoît est devenu le responsable pour la France du programme Campus franco-burkinabé Histoire du fer au Burkina Faso, programme qui devrait se terminer en 1997 pour s'élargir à d'autres pays d'Afrique de l'ouest.
Les recherches sur les carrières et la construction ont continué. Un séminaire sur les carrières se teint régulièrement depuis près d'une dizaine d'années et trois colloques, organisés dans la cadre du CTHS par des membres de l'équipe, ont été consacrés au sujet.
Les travaux sur la métallurgie cistercienne ont conduit à considérer de plus près l'hydraulique des sites étudiés. Dès 1983 un premier mémoire de maîtrise était lancé sur l'hydraulique de Fontenay. Cette part, maintenant importante, de nos travaux se développa d'abord de manière informelle tout en donnant lieu à des publications dont la plus notable fut la participation au volume 4 de la Geschichte der Wasserversorgung, Die Wasserversorgung im Mittelalter, Mainz, 1990. En 1993 fut lancée, dans le cadre des programmes de recherches de la sous-direction de l'archéologie, une enquête sur l'hydraulique monastique en Bourgogne, enquête qui s'élargit maintenant à la Champagne et à la Franche-Comté. Plusieurs mémoires ont alimenté ce programme et ont donné lieu à des publications en particulier lors du colloque Hydraulique monastique co-organisé par notre Equipe à Royaumont en 1992. Une thèse est en cours sur Cluny mais depuis trois ans ce projet dépasse le cadre monastique puisque deux thèse sur des rivières à l'époque médiévale sont en cours. L'histoire des moulins à eau est, elle aussi, reprise à partir de sources écrites et archéologiques jusqu'ici peu ou pas exploitées. Ces études sur l'hydraulique ont donné naissance à des collaboration internationales en particulier au Portugal. Un programme franco-portugais : L'homme et l'eau. Systèmes hydrauliques anciens, typologies et évolution a été lancé en 1995 et se poursuit.
Si les thèmes de recherche définis en 1978 font toujours l'objet d'études, les travaux de l'équipe se sont élargis aux questions touchant plus largement à l'énergie et aux matériaux. Parmi les thèmes qui font l'objet de travaux non encore publiés il faut faire une place à part à la houille et à la production céramique.
Genèse médiévale de l'anthroponymie moderne : GDR 0955 
(CNRS/Université de Tours)
Dirigé en 1989-93 par Monique Bourin et en 1993-97 par Patrice Beck, le GDR est domicilié au Département d'Histoire de l'Université François Rabelais, à Tours. Le GDR 955 a été créé en 1989 pour étudier la genèse médiévale de l'anthroponymie moderne : quand, comment et pourquoi l'Occident est passé du système de dénomination du Haut Moyen Âge, constitué d'un seul nom, à un système à deux éléments, un nom et un surnom, qui d'abord individuel, s'est ensuite transformé en un patronyme héréditaire. Les noms de personne, bien que Marc Bloch déjà en ait recommandé l'étude, n'étaient guère sortis des cercles des linguistes onomasticiens pour devenir un objet d'histoire.
Les premiers travaux du GDR ont consisté à trouver une méthode commune, établir une typologie, une chronologie, un découpage géographique opportuns, pour permettre une étude multi-centrique. Il a fallu plus longtemps et le concours d'un chercheur en statistique pour trouver les outils statistiques adaptés à des séries inégales et souvent peu nombreuses. De même les instruments informatiques ont longtemps manqué, tant que les logiciels n'ont pas été suffisamment performants, et en l'absence d'un suivi suffisant par un personnel compétent et spécialisé, malgré la collaboration de collègues allemands, habitués au stockage et au traitement de nombreux noms, à Münster et à Duisburg. L'enquête, par souci de cohérence méthodologique, a d'abord porté sur l'analyse des cartulaires; puis elle a commencé à s'ouvrir sur d'autres documentations, notamment des listes d'habitants.
Peu à peu des outils d'observation se sont forgés, qui permettent aujourd'hui d'espérer une utilisation plus rigoureuse des très nombreuses données anthroponymiques des sources médiévales dans une perspective d'étude socio-culturelle.
Les résultats ont été à la fois très féconds et très décevants, car ils ont montré l'évolution d'ensemble de l'Europe occidentale vers un système de dénomination grosso modo commun, mais aussi les nuances importantes entre les régions dans les rythmes des transformations, les choix qui les dictent, les évolutions qui ne sont pas aussi linéaires que l'on aurait pu le penser. La période médiévale, entre systématisation et pragmatisme de la dénomination, constituait un champ plein d'imprévus et de richesses pour l'étude de l'énonciation de  l'identité, même s'il était évident que notre connaissance passait par le canal normalisateur de l'écriture notariée.
Les raisons des transformations des formes de la dénomination des individus sont apparues complexes : les raisons religieuses, les transformations probables des structures familiales, l'organisation de  l'Occident en une multitude de seigneuries de mieux en mieux contrôlées ont joué leur rôle dans ces transformations. En même temps, certains choix anthroponymiques montrent de grands ensembles culturels, nullement figés, qui soulignent combien, par delà ces divisions, subsistent en Occident de vastes divisions régionales.
Cette enquête s'est ouverte, notamment grâce aux apports financiers des accords bilatéraux, au soutien de l'Ecole Française de Rome et du Ministère de la Recherche à des collègues étrangers et à une étude systématique des régions méditerranéennes, l'Europe non méditerranéenne restant moins étudiée.  Puis à une étude comparative avec d'autres sociétés méditerranéennes et à une attention particulière portée aux problèmes de frontière, lors d'un colloque tenu à Rome à l'automne 1994.
L'enquête a obtenu le Prix Philip Morris pour la Science en 1994
A l'Université de Tours, le GDR disposait, avec d'autres équipes de recherche historique, d'un personnel technique (ingénieur de recherches) et de vacations qui ont permis de gérer le grand nombre d'échanges internationaux, de faciliter l'édition des ouvrages collectifs, de constituer un fonds documentaire de cartulaires, de livres et d'articles, ouvert aux étudiants.
Les étudiants de maîtrise de diverses universités, dont Tours et Paris I, mais aussi Toulouse, Montpellier et Rennes, ont très efficacement contribué à faire avancer les travaux de ce groupe de recherche.
L'enquête a au total été menée par des chercheurs de diverses nationalités (Français, Italiens, Espagnols principalement, mais aussi  Allemands, Autrichiens, Américains). Tout récemment, elle s'est ouverte à une collègue argentine. Ce sont des dizaines de chercheurs qui y ont participé (voir liste des chercheurs).
Les publications ont surtout consisté pour l'anthroponymie française dans la publication des sept rencontres d'Azay Le Ferron par les Publications de l'Université de Tours. Pour l'anthroponymie de l'espace italien les résultats ont été publiés dans les Mélanges de l'Ecole Française de Rome. Moyen Âge, et pour l'anthroponymie de la péninsule ibérique dans un volume publié à Valladolid en 1995. L'Ecole Française de Rome a publié en 1996 un volume sur L'anthroponymie document de l'histoire sociale des mondes méditerranéens médiévaux.
Centre d'étude et de recherche sur le monde méditerranéen au Moyen Âge (Paris I)
Créé en 1987 par Pierre Toubert, alors professeur à l'Université de Paris I, membre de l'Institut, professeur au Collège de France, le CERMMA est dirigé depuis 1995 par Gérard Rippe, maître de conférences à l'Université de Paris I.
Constitué dès l'origine en centre de documentation, le CERMMA, a rassemblé une bibliothèque de 300 volumes spécialisés dans l'étude du monde méditerranéen médiéval et des analyses spatiales. Des collections de cartulaires méridionaux, un fichier documentaire sur les habitats et formes de peuplement et des tirés à part concernant principalement l'Italie médiévale en complètent le fonds.
Les recherches mettent l'accent sur l'étude archéologique et historique des formes de peuplement dans les pays du pourtour de la Méditerranée. Le CERMMA a joué un rôle décisif dans l'organisation d'une série de grands colloques internationaux dont la thématique est celle-là même que développe le centre (Castrum 1 à 7), en collaboration avec la Casa de Velazquez et l'Ecole Française de Rome.
Ont été membres du CERMMA :
  •  Pierre Toubert     Les réseaux de peuplement dans le monde méditerranéen.
  •  Dominique Barthélemy  Le Vendômois médiéval
  •  Catherine Bonnin-Magne Le culte des saints dans l'ordre clunisien (Xe-XVe siècle)
  •  Patrick Boucheron   Urbanisme et politique en Italie du Nord
  •  François Bougard    Institutions et société dans l'Italie des IXe-Xe siècle
  •  Olivier Bruand    Economie carolingienne
  •  Elisabeth Crouzet-Pavan Venise et la Vénétie au Moyen Âge
  •  Michèle Delacourt   Les abbayes piémontaises (Xe-XIe siècle)
  •  Jean Pierre Delumeau   Arezzo du Xe au XIIe siècles.
  •  Laurent Feller     Habitat et société dans les Abruzzes (Xè-XIIe siècle)
  •  J. H. Foulon     Réforme grégorienne
  •  Bruno Galland     Histoire des évêchés d'empire
  •  Jean Louis Gaulin   Les traités d'agronomie italiens au Moyen Âge
  •  Patrick Gautier-Dalché  Géographie historique de l'Occident médiéval
  •  Etienne Hubert    L'urbanisme médiéval en Italie
  •  Michelle Huboux    L'image du paysan dans la littérature toscane (XIVe siècle)
  •  Philppe Janssen    Les villes des Marches (XIVe-XVe siècle)
  •  Jean Pierre Molénat   Les campagnes tolédanes
  •  Pascal Montaubin   Politique bénéficiale de la papauté au XIIIe siècle
  •  Dominique Moullot   Les ordres miitaires en Italie (XIVe-XVe siècle)
  •  Ghislaine Noyé    La motte de Scribla et les habitats normands d'Italie du  SudI
  •  Anne Parodi     Archéologie du peuplement dans le Languedoc au Haut M. A.
  •  Jean Passini      Les pélerinages de Compostèle.
  •  Armelle Querrien    Châteaux et peuplement en Berry
  •  Gérard Rippe     Padoue aux XIe et XIIe siècle
  •  Chantal Senséby    Peuplement et société en Touraine méridionale
  •  Alain Sigoillot     Histoire du Haut Moyen Âge
  •  F.O. Touati      Histoire des maladreries-léproseries
  •  Alain Venturini    Histoire de la Provence et de la cité de Nice au Moyen Âge
  • Michel Zimmermann  La culture catalane au Xe-XIIe siècle
  • Les nouvelles règles de répartition des chercheurs ont affecté de nombreux membres du CERMMA à l'UMR de Lyon. Un séminaire a réuni au CERMMA au cours de l'année 1996-97 antiquisants et médiévistes sous le thème « Les mots de la trace. Structures agraires antiques et médiévales »,  dont le principe est l'intervention, sur le même thème, d'un antiquisant et d'un médiéviste (C. Moatti, G. Rippe.), et les chercheurs du CERMMA ont participé aux réunions qui font se rencontrer régulièrement, autour d'un thème  « fédérateur » une vingtaine de spécialistes français du monde méditerranéen, alternativement au Collège de France, au Centre Malher (CERMMA) et à la Sorbonne. Y ont en outre été invités, pour l'une ou l'autre séance, P. Bonnassie professeur à l'Université de Toulouse et C. Wickham, professeur à l'Université de Birmingham

    C. Ducourtieux 
    Dernière mise à jour le 26 avril 2000 Retour au sommaire de la page